Ryzen 5600F au positionnement étrange, un Ryzen 7400 qui interroge et un Intel Ultra 3 205 qui intrigue, faisons le point.

Ryzen 5000 de bureau n’ont pas de GPU intégré. On se retrouve donc avec une dénomination inutile, qui ne fait que brouiller la lisibilité de la gamme. En pratique, ce 5600F se situe entre un Ryzen 5 5500 et un Ryzen 5 5600, sans réel intérêt si le prix n’est pas extrêmement agressif.

En face, Intel semble marquer un point avec l’Ultra 3 205. Il embarque 4 P-Cores et 4 E-Cores, avec des fréquences plutôt hautes (4,9 GHz et 4,4 GHz respectivement) en sacrifiant l’hyperthreading. Les 4 E-Cores faisant mieux de toute façon. Le résultat est un CPU hybride qui n’est pas vraiment un 4 cœurs, mais pas non plus un 8 cœurs classique. Sur le terrain, il se positionnerait au niveau d’un i5-13400 et frôlerait les performances d’un i5-14400 (à 10 coeurs 6P et 4E) avec une consommation maximale de seulement 60 W. Bingo ! Avec son petit NPU, il enterre le 14400 pour d’autres usages.

À ce niveau, il surpasse des processeurs comme le Core i7-8700 ou le Core i7-9700. Si le prix et la disponibilité suivent, l’Ultra 3 205 pourrait devenir un choix très intéressant pour les PC entrée et milieu de gamme. On pourrait presque se poser la question de l’intéret du 5 235.

Au final

Pendant que AMD multiplie les références discutables, avec des suffixes qui n’ont pas toujours de sens et des modèles qui peinent à trouver leur place. Intel, de son côté, semble avoir trouvé une formule intéressante avec l’Ultra 3 205, capable de bousculer le milieu de gamme tout en restant économe en énergie. Reste à voir si les tarifs suivront, car comme toujours, c’est le rapport prix/performance qui décidera du succès. Peut-être que le pire dans tout ça est que mon 6800H soit devenu un 7735HS au bout d’un an et qu’il deviendra bientôt un Ryzen 7 170.

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