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Catégorie : Hardware

Retours d’utilisations d’ordinateurs fixes ou portables

Guide d’achat carte mère bien choisir la sienne

Puisque c’est la période et que je suis lancé sur faire des guides d’achats après CPU et GPU, repartons pour un tour sur les cartes mères.
S’il y a un bien composant central dans la configuration c’est celui la. Et quel que soit le socket, il y a une constante c’est que l’on retrouve des modèles a 50€ comme a 300€.

Alors comment s’y retrouver ?

On va d’abord parler du format, ATX, micro ATX, DTX, mini DTX, ITX. Le DTX étant une amélioration du micro ATX permettant de produire plus de cartes sur une même bande de PCB. Le mini DTX ayant pour caractéristique proposer 1 slot pci-e en plus et un plus de connectique par rapport a l’ITX pour 3cm de plus. Le micro ATX est le format le plus répandu et représentant le gros de l’offre en majorité en entrée de gamme. L’ATX enfin est lui bien plus grand et offre plus de fonctionnalités.

Ensuite le chipset …

C’est l’élément qui définit la carte mère, overclocking, ligne pci-e c’est lui gère. C’est à demi faux de dire qu’il définit également la gamme car il y a des exceptions. Mais globalement le haut de gamme est identifié par un X chez AMD et Z chez Intel. Ici, le ticket d’entrée est autour de 180€. A l’inverse les sockets en x10 chez Intel et Ax20 chez AMD que l’on trouve de 50 à 100€. Pour ce tarif on est généralement limité à 2 slots de ram et 1 ou 2 ports pci-e d’extension.
Les autres références au milieu sont l’offre de cœur de gamme, X50 chez AMD et X60/70 chez Intel.
Je vais volontairement faire l’impasse sur les marques les 4 fabricants que sont , , et

Viennent ensuite les fonctionnalités annexes

Il y a le BIOS avec ses possibilités d’overclocking. La gestion du RGB et de la ventilation. La connectique, on y pense pas forcément et ce n’est pas le genre d’élément que l’on trouve dans les filtres des revendeurs. Mais potentiellement la connectique devrait l’élément principal de choix pour un modèle. Des fonctionnalités apparues plus récemment comme les bios de reset et mises a jour du BIOS (et mieux comme le QFlash qui permet de mettre à jour le BIOS sans CPU). Dernier point peut-être ce sont les puces embarquées pour le réseau et le son. En effet, certaines puces sont préférables à d’autres comme les Soundblaster 3D au lieu des Realtek…

Et les VRMs dans tout ça ?

Impossible en 2022, de parler de carte mère sans parler de VRMs. C’est le sujet à la mode, qui deviendrait presque le critère selon lequel il faut choisir sa carte mère selon certains. Même si c’est un sujet important, il n’en reste pas moins secondaire sur 90% des configurations. Car sauf overclocking ou modèle extrêmement gourmand, la plupart des processeurs seront limités par d’autres facteurs avant de se retrouver limiter par le courant fourni par la carte mère. Néanmoins, pour un PC sollicité ou restant allumé H24, je conseillerai plutôt d’opter à minima pour un modèle avec un radiateur.
Pour ceux qui toutefois veulent aller plus loin, il faut vérifier le nombre de phases et la puissance soutenue entre 40A et 90A. Il faut être d’autant plus vigilant à mesure que l’on souhaite un processeur gourmand/puissant qui sera bien chargé. Les dernières générations ayant tendance à devenir des gouffres énergétiques.

PC reconditionné bien faire son choix

Je parlais il y a peu de mon achat de boitier reconditionné pour mon home serveur. Je reviens aujourd’hui sur quelques conseils intéressants pour dénicher la bonne offre.

Le marché a atteint un stade de maturité avec plusieurs sites de références sur le sujet. On trouve néanmoins un petit peu de tout comme configurations. Les 3 marques principales DELL, HP, et Lenovo offrent les mêmes machines. En termes de format, il y a 4 grandes familles : moyen tour classique, le desktop plus petit, le SFF moitié plus petit que le moyen tour, et USFF moitié plus petit encore que le SFF. La qualité de fabrication est bonne, c’est du solide, usage professionnel avant tout.

Niveau composants, globalement cela part du Pentium de 2012 avec 4 Go de DDR3 et un disque dur de 500 Go. On peut parfois trouver des offres Core i5/i7 Skylake de 2016 environ avec 8 Go DDR4, un SSD. Les modules wifi sont rarement de mise. Les machines USFF sont limitées aux processeurs basse consommation. La mémoire est au format portable et il est impossible d’installer une carte graphique ou un lecteur optique. Les desktop et SFF sont limitées aux cartes graphiques demi-format ou low-profile. A coté de ça, j’ai du mal a trouvé un intérêt aux tours plein format car les boitiers ne sont pas des plus discrets. La connectique propriétaire rend d’ailleurs les modifications difficiles.

Pour qui souhaiterai un petit peu jouer et se laisser une petite marge d’évolutivité. Le SSF représente le meilleur compromis. Il existe des modèles en 1030, 1050 et 1650 low-profile. Le boitier reste discret et facile a ranger. Il est aussi plus « ouvert » que les USFF.

Pour une machine bureautique discrète et performante, les USFF sont LE format idéal. Plus évolutif et performant que des NUCs sans toutefois trop occuper de volume supplémentaire.

Mes recommandations générales

  • Je conseillerai tout d’abord d’éviter les configurations avec un processeur non T (modèles 35W) sur les machines USFF. Car la machine a été modifiée en dehors des spécifications du constructeur.
  • Cela peut dépendre de l’usage, il est préférable d’éviter les configurations inférieures aux i3-3xxx et son équivalent plus récent Celeron G3900. Pour l’anecdote c’est le niveau de puissance Core2Quad haut de gamme de 2008.
  • Privilégier les offres les plus récentes au détriment d’une puissance brute. A tarif égal, je trouve l’intérêt d’un i5-3xxx limité face un i3-6xxx ou Pentium G4400. Et il est facile de trouver 4 Go de RAM et un SSD pour une dizaine d’euros a coté.
  • Éviter une configuration à plus de 150€ pour une machine qui potentiellement déjà bien vécue. Un mini serveur pour moins de 150€ c’est une blague ? Mais à ce prix qu’est-ce que l’on a…
  • Les revendeurs pro de reconditionnés offrent une garantie mais vendent globalement 50% plus cher que l’offre entre particuliers. Sauf bonne affaire (il y en a 2/3 fois par an) il vaut mieux privilégier un particulier.

HP Prodesk Mini USFF, retour a un serveur HP

Reconditionné vous dites ?

Boitier format livre

Configuration testée : G4400T, 8 Go DDR4, SSD NVME 128 Go 
Durée d’utilisation : 6 semaines
Utilisation principale : Serveur web

Pour :

  • Performances
  • Qualité de fabrication / fiabilité
  • Gestion thermique
  • Format

Contre :

  • Évolutivité
  • Format de l’alimentation
  • Variétés de configurations

Anecdote / pourquoi ce choix ?

Après la panne du Nucbox, il me fallait une machine de remplacement pour héberger mon contenu à la maison. Une machine pas trop volumineuse, silencieuse, fiable et peu énergivore pour rester allumer H24. Avec le développement de l’offre reconditionné et les obligations de recyclage du matériel informatique, on voit fleurir de nombreuses offres de configuration pro en seconde main. On y retrouve principalement 3 marques : DELL, HP, et Lenovo. Elles sont +/- équivalentes d’un fabricant à l’autre. En termes de format, il me semble que les HP à quelques millimètres sont les plus compacts. La qualité de fabrication est bonne chez tout le monde. Le design est sans doute plus agréable chez DELL.

Mon avis sur ma configuration

La majorité de l’offre se trouve sur des boitiers de 8 ans ou plus en format SSF, trop volumineux pour moi. J’ai fini par trouvé mon bonheur avec les HP Prodesk Mini USFF au format livre.  Quoi de mieux qu’un boitier pro reconditionné ? D’ailleurs, pour l’anecdote, mon 1er serveur maison était un HP Proliant. J’ai pour ma part choisi d’aller vers un boitier esthétiquement neuf de G2 600. Cela correspond a une configuration Skylake/DDR4. J’ai retenu une base avec un Pentium G4400T. Celle-ci est à peu de choses près au niveau de performances d’un i3 des générations précédentes. C’est également plus puissant qu’une offre cloud entrée de gamme. Cette génération a potentiellement avec une meilleure marge de manœuvre quand il s’agira de faire évoluer. Et bien sur une meilleure valeur marchande a la revente avec la compatibilité Windows 11.

Je n’ai rien a redire en particulier sur la machine, elle tourne en silence. Le niveau de performance avec 8 Go de RAM et un SSD NVME est largement suffisant pour serveur domestique. Je regrette l’alimentation volumineuse, format portable, celle-ci fait la moitié du taille de la machine.

Guide d’achat CPU entrée de gamme en 2022

Après le précédent sur les GPUs d’entrée de gamme voici un petit billet orienté guide d’achat CPU desktop pour utilisation gaming.

Petite intro

Après la panne de ma config socket 1200 et mon passage en AM4 (pas des plus malins en fait l’un dans l’autre) je profite de l’occasion pour faire un petit état de lieux. L’actualité jouant en ma faveur, je reviendrai sur les dernières sorties de la semaine. Alors, où se situe l’offre aujourd’hui ? Quelles performances, quelle pérennité ? Et quid de l’offre d’occasion chez Intel comme chez AMD ?

Chez Intel, en neuf

Fin 2021, début 2022, sont riches en nouveautés chez Intel mais, la génération précédente est toujours en vente. Selon vos besoins, attentes et surtout le budget, le choix sera donc radicalement différent.

On a grosso-modo 2 générations qui s’affrontent, la 10ème en socket 1200 sortie spécialement pour l’occasion d’une part. Et d’autre part la 12 génération qui fait grand bruit avec son socket 1700 enterrant de fait le précédent.

Pour une petite configuration que ca soit bureautique ou jeu, je conseillerai la 1ère ou l’on peut s’équiper correctement pour vraiment pas cher. Un i3-10100F se retrouve autour des 80€ avec des cartes mères au même tarif. 16 Go de DDR4 au gré des promos se trouvent autour de 60€. Voila une configuration peu gourmande, vraiment très abordable que l’on peut greffer a n’importe quel GPU récent ou non pour jouer en 1080p sans soucis. Pour rappel, ce « petit » quadruple coeur hyperthreadé de 2020 vaut un i7 kabylake qui était le haut de gamme de 2017. Il y a de la marge ensuite pour trouver d’occasion un i5 ou i7 de la même génération permettant de mettre à jour la configuration. Même s’il n’en reste pas moins excellent, actuellement, le i5 10400 au double du prix n’en vaut pas la chandelle. Le seul véritable défaut étant que la plateforme est considérée comme morte. Mais vu que l’on voit encore des gens qui tournent sur skylake est-ce vraiment un problème ?

Pour des gens qui souhaitent partir sur quelque chose de plus pérenne dans le temps, on peut partir sur l’option 2. En effet l’offre de démarrage i3-12100F se paye le luxe d’être moins cher et autant si ce n’est plus performante que le i5-10400. De quoi être tranquille et voir venir pour un petit moment. Reste toutefois à trouver le combo carte mère + ram à un tarif abordable.

Dans tous les 2 cas, je suis d’avis d’ignorer les offres Pentium et Celeron sur ces sockets, qui sont de toute façon moins performante que des processeurs d’occasion du même prix.

Chez AMD, en neuf

J’aurais eu tendance a boycotter AMD en neuf jusqu’à il y a quelques jours. Les modèles d’entrée de gamme ont tout simplement disparu des rayons depuis plusieurs mois. Et c’est fortement dommage. Justement AMD annonce pour le mois prochain pas mal de nouveautés en entrée de gamme. 2 modèles me semblent intéressant a 99$ le Ryzen 3 4100 et avec une partie graphique, le Ryzen 5 4600G pour 154$. Ces derniers devraient logiquement se placer en bonne concurrence des modèles Intel que je recommence plus haut. Bonne surprise, ces processeurs devraient être compatible (selon les mises a jour des fabriquant, Asus et Gigabythe semblant les seuls pour l’instant) avec l’ensemble des chipsets. Le A320 sera donc un des chipset avec la durée de vie la plus longue.

Vu les galère avec les GPUs  l’offre du 5600G autour de 220€ est intéressante pour se passer de carte graphique pour peu que l‘on ait une carte mère compatible avec un BIOS à jour. La plateforme AM4 étant en fin de vie, un achat plus haut de gamme chez AMD n’est peut-être pas pertinent hors bonne affaire.

Chez Intel, en occasion

La chose devient maintenant un peu plus compliquée ici et selon ce que l’on cherche, les tarifs sont peu intéressants face a l’offre neuve. Je note tout de même que l’on peut s’équiper en socket 1200 d’occasion pour encore moins cher que le neuf. Comme je l’indiquais plus haut, Comet Lake place la barre assez en termes de rapport prix/performance. Impossible de trouver un skylake (ou plus récent) équivalent d’occasion dans la zone tarifaire.

Je ne recommanderai pas de descendre sous l’offre Skylake. Il est possible de trouver des offres Haswell en socket 1150 à de bons tarifs pour des processeurs qui sont non compatible Windows 11 (en théorie) mais qui commencent à se faire relativement vieux.

Chez AMD, en occasion

Chez AMD, même combat… Les modèles les plus récents sont introuvables ou presque d’occasion. Au niveau des modèles plus anciens, les APUs peuvent être particulièrement intéressant. Il faut taper dans du 3400G pour trouver un équivalent au seuil de performance du i3-10100. Attention toutefois, les mini Athlon 2xxGE ou encore le 2200G sont respectivement équivalent à un i5 et i7 Haswell. Certes la comparaison date un peu. Mais si on les trouve à un tarif abordable, ces processeurs offrent une prestation robuste encore aujourd’hui. Le modèle le plus intéressant en APUs serait peut-être le 4300GE. Hors APU je conseillerai d’éviter la 1ère génération pour partir sur un modèle compatible TPM2.0.

En conclusion

Pour résumé tout cela, sans parti pris. Je vais prendre 3 cas d’usage :

– joueurs avec GPU
– joueurs pressés sans GPU ni gros budget
– non joueur …

Pour celui qui souhaite jouer et qui dispose d’une carte graphique. Je conseillerai l’offre Intel i3 Comet Lake version F sans trop d’hésitation en entrée de gamme. Avec un peu plus de pérennité, l’offre Alder Lake peut se valoir également. Neuf ou d’occasion, on s’équipe pour pas cher et on s’offre a la fois un niveau de performance décent et une possibilité d’évolution. Pas de mauvais choix possible. Au niveau de la concurrence rouge, il vaut mieux attendre la disponibilité des nouveautés, ou carrément le socket AM5. L’arrivée du Ryzen 3 4100 ramènera sans doute un peu d’équillibre.

Pour celui qui souhaite jouer rapidement et qui ne dispose pas d’une carte graphique et n’a pas les moyens d’en prendre une. IUl n’y a qu’une ou 2 offres possibles, le 5600G neuf voire le 4300GE d’occasion. La encore, attendre l’arrivée du 4600G est une bonne idée. Pas d’équivalence chez Intel ici.

Pour celui qui ne souhaite pas jouer du tout, il n’y a pas vraiment plus de choix. Espérer arriver à trouver un bon APUs d’occasion est peut-être la meilleure option. En effet, pour 150€ neuf le i3-10100 n’est pas la meilleure affaire, le 4600G fera sans doute mieux. A mi tarif, les Pentium et Celeron de ces génération sont largement dépassés par les APUs de 2017 et n’ont à mon sens presque aucun intéret en neuf. Il en va de même pour l’offre d’occasion Intel faire sauter la compatibilité Windows 11 permet de piocher dans des références plus anciennes quoi que toujours acceptable aujourd’hui, comme les i5

Presque 1 an de Mac M1

C’est une révolution ?

Configuration testée : mid 2020 M1, 16 Go SSD 256 touchbar
Durée d’utilisation : 12 mois
Utilisation principale : développement

Pour :

  • macOS
  • Performances
  • Qualité de fabrication
  • Qualité de l’écran

Contre :

  • Performances
  • Quelques soucis de compatibilité

Après plus d’un an en MBP15 voici son remplaçant pro. Même si la Puce M1 fait des miracles en jeux compatibles sur ce segment en se situant au niveau d’une 1050ti sur mes titres, la machine ne sera pas utilisée pour jouer.

On passera sur les habituels éloges au sujet de la qualité général, châssis, écran, touchpad tout est parfait et inspire confiance. Un peu plus nuancé sur le clavier magic, un poil moins pour moi a la frappe par rapport au papillon. Le changement est toutefois moins déroutant, il est un bon intermédiaire. J’ai une version 2 ports thunderbolt, sans hub c’est vite limitant.

Niveau performance, si on oublie leur throttling on ne voit la différence avec les précédents en Gen8 d’intel. La puce m1 est au niveau mais pas de bluff de se coté la. Les logiciels n’avaient pas tous une version Apple Silicon a la sortie de la puce, avec des versions adaptées, on voit clairement la différence ne serait-ce que le temps de chargement/indexation d’un IDE. Autant j’avais des réserves sur la batterie qui fondait comme neige au soleil pour les précédents. Autant que le M1 pour le même usage je n’ai pas remarqué cela. S’agissant de la gestion du bruit et de la chaleur, c’est un sans faute. La machine n’est jamais chaude et je ne l’ai jamais entendu ventiler.

 

Guide d’achat d’un GPU entrée de gamme en 2022

En ce temps de pandémie/pénurie, trouver le sésame pour jouer ressemble au parcours du combattant pour ceux qui en auraient les moyens. En complément du billet récent sur GeForceNow on va rester dans la thématique jeu et configuration intégrée. C’est donc parti pour un nouveau billet sur les offres de jeu en entrée de gamme.

Petite intro

Pendant des années, la domination Intel avec IGP coté desktop limitait de l’offre alternative de GPUs d’entrée de gamme. Seules les personnes ayant juste besoin de piloter plus d’écran que ce que la connectique de la carte mère ne proposait s’orientaient vers cette gamme. Coté mobile, c’était également simple, si jeu : besoin de gpu dédié, avec une offre intermédiaire du caméléon pour les machines plus ‘mobiles’ (et quelques modèles foireux on y reviendra).

Le retour d’AMD dans le match a quelque peu changer la donne, en proposant des APUs avec des capacités supérieures à l’entrée de gamme. Ayant pu tester, je passe mon tour sur l’offre Intel, trop en retrait à mon gout. On aurait pu penser que les choses changeraient mais dans le fond pas vraiment, pourtant il y aurait de quoi faire…

En pratique

Sans viser les titres triples A ni aller sur du cloud gaming, il existe tout un tas de possibilités permettant de s’amuser correctement.

  • En desktop, le marché de l’occasion, ou, faisant fi de la consommation, un GPU de haut de gamme plus ancien peut assurer le job d’une entrée/milieu de gamme actuelle. Le tout parfois moins cher que les tarifs du moments sur cette offre. Des 780ti par exemple qui sont au dessus d’un duo 1050/1060 qui sont parmi les cartes les plus présentes dans les statistiques de Steam. Ces GPUs peuvent se coupler efficacement aux CPUs les plus récents même en entrée de gamme (rappelons qu’un i3 a 70€ de 2019/2020 dépasse un i7 haut de gamme de 2015).
  • Sur mobile les MX(1/2/3)50 chez le caméléon depuis 2017 en remplacement des GTxxxM qui restent mieux que l’intel intégrée a laquelle ils sont associés en étant toutefois limite. D’ailleurs d’une génération a l’autre, les performances n’ont pas beaucoup évolué depuis les 740/840/950M. Seule la récente MX450 se rapproche d’une 1050. Chez Intel le X G7 est encore loin dans la plupart des titres, au niveau du MX150.
  • En hybride notons l’intriguant KabyLake-G en 2017 aussi, qui propose une performance au niveau d’une 1050ti/1060. Malheureusement, Intel l’a réservé a Nuc Hades Canyon qui aussi formidable soient-ils, sont restés trop confidentiels. On notera tout de même que hystou et haxmini proposent depuis peu de recycler ses puces dans des configurations intégrées autour de 400€. Soit 2 fois le prix d’une 1050 seule sur le marché actuel, et 1,3 fois d’une 1060. La partie CPU est toujours au gout du jour même si elle commence à se faire ancienne dans certains usages.

Je vais faire une petite digression performances et assemblages hasardeux. La firme verte a sorti quelques variantes des GPU MX avec un TDP réduit 10W vs 25W. Ces derniers proposent environ 60/70% des performances de la version pleine puissance. Même si les fabricants communiquent peu sur le sujet il vaut mieux être vigilant sur ce point a l’achat.

Si les Kabylake-G peuvent sembler intéressants, les meilleurs puces sont au niveau d’un Ryzen 2200G en partie calcul, mais restent devant coté graphique, les derniers Vega 6/7/8/10 arrivant péniblement entre la 1030 et la 1050.  Attention selon les titres, l’un ou l’autre des facteurs peut se faire limitant.

J’ai monté mon serveur a la maison

J’y revenais dans un billet précédent sur une mini machine, j’ai décidé de fuir le cloud pour remettre mon serveur à la maison.

Petite intro, électricité et connectivité

Étant partisan de ma données chez moi et après des déboires avec une plateforme que je ne citerai qui a fermé (ou loin sans faut) sans fournir leurs données a ses clients. J’ai décidé d’héberger mon contenu à la maison. L’aventure n’a pas duré très longtemps, entre manque de temps, bonnes offres et succession de déménagements dans des lieux où l’espace était compté. Plus récemment, des galères de configurations et l’augmentation importante des tarifs m’ont fait revoir ma copie.

L’hébergement a la maison c’est presque la liberté retrouvée. Faire ce que l’on veut avec la machine sans devoir faire un ticket parce que l’instance est plantée quand on peut se lever et appuyer sur le bouton reboot.

Il pourrait y avoir la question de la coupure de courant/internet. Un onduleur fait l’affaire dans le 1er cas du moins de manière temporaire. Dans le second cas, sauf problème majeur, cela n’arrive pas. Néanmoins pour une application critique (visibilité/activité), il y a des choses a prévoir en complément.

S’agissant de la connexion, la plupart des opérateurs proposent soit par défaut soit par le biais d’une option gratuite l’obtention d’une ip fixe. Il y a des solutions de DynDNS par exemple qui sont facile a configurer si on ne peut pas avoir d’IP fixe (connexion 4/5G par exemple).

Et le matériel alors ?

J’aurais tendance a dire que c’est une question compliquée mais en fait pas tant que ça. A priori, cela dépend de ce que l’on souhaite héberger. Adepte des benchmark j’ai toujours un brin de déception sur les capacités des machines clouds. Du coup ma réponse est plus en mode, sauf usage spécifique, tout pourrait convenir. Le surdimensionnement est non-sens, que ca soit en prix ou consommation électrique.

Par ma part il y avait 6 critères :

  • Les applications utilisées
  • Potentiellement le trafic estimé, mais sur du web léger et des petits sites…
  • La consommation électrique
  • Le bruit
  • L’encombrement (ma machine est positionnée dans mon tableau électrique)
  • L’évolutivité (sait-on jamais si je veux recycler la machine ou si le trafic augmente)

La bonne nouvelle est que de manière générale pour du web une machine peu puissante suffi. Sans aller jusqu’à dire qu’un simple Raspberry  sert parfaitement un wordpress (quoi que ?). Une machine équivalente a un Core 2 Duo de 2008 fait le job. Ce qui ouvre la porte a tout un tas d’option recyclée dans la famille ou reconditionnée (si si c’est mieux pour la planète). La machine étant au salon, la consommation électrique et la gestion de la chauffe ont pris de l’importance. La machine est allumée non stop…

J’avais dans un 1er temps fait le choix d’une mini-machine d’une marque chinoise mais l’aventure a fait plouf, j’y revenais dans un autre billet. Pour ce qui nous concerne ici, j’avais jeté mon dévolu sur un Nucbox de GMK qui prend la place d’un pot de yaourt (2 avec son alim) avec une consommation de 3W en moyenne et 19 a pleine charge. Cela représente quelques centimes par mois. La machine est performante, plutôt silencieuse mais pas évolutive.

Dans un second temps, je me suis orientée vers une machine professionnelle les prodesk de HP. Il occupe la place d’un roman (pas de poche) et d’une souris (son alim type PC portable) c’est la limite en terme de volume pour moi. En terme de consommation, on oscille entre 17 et 37W c’est plus que la machine précédente mais cela reste acceptable. Bien moins cher qu’une location de VM à l’année.

Une fois l’OS installé, la suite, vous la connaissez, c’est exactement la même chose qu’un des premiers billet du blog. Et vous lisez cette page depuis mon salon au lieu de la lire depuis un datacenter…

GMK Nucbox un mini clone

C’est petit c’est joli

Configuration testéeJ4125, 8 Go DDR4, SSD 128 Go 
Durée d’utilisation : Quelques jours
Utilisation principale : Bureautique et serveur web

Pour :

  • Performances
  • Qualité de fabrication
  • Taille
  • Alimentation USB-C 12V

Contre :

  • Performances
  • Fiabilité
  • Ventilation
  • Mise a jour du BIOS obligatoire pour Linux
  • Formalités pour la prise en garantie

Anecdote / pourquoi ce choix ?

Il y a fort longtemps, j’hébergeais mon contenu a la maison. Une succession de déménagement dans des lieux ou l’espace était compté ont fait évoluer mon besoin. J’ai donc migré dans le Cloud, chez OVH d’abord, puis temporairement chez GCP avec une année de crédits offerts puis retour en France chez Scaleway. Néanmoins, l’inflation galopante des tarifs Cloud a eu raison de ma volonté, la machine payée 2€ par mois il y a quelques années coute maintenant 11€ par mois, bien plus cher que le cout électrique (sous réserve d’énorme augmentation) d’un hébergement maison. En faisant le tour des news, j’ai vu passé une série de mini boitiers qui pourraient convenir, alors, allons-y !

Mon avis

Dans la jungle des copycat chinois, la meilleure offre semblait celle de GMK, sans financement participatif pour la commande et avec une capacité mémoire supérieure au même prix. Avec un gabarit de 6,1 par 4,3 cm on est bien dans le minuscule. La consommation annoncé a quelques Watts au maximum est un très bon point également. Il y a également des tutos permettant d’utiliser une batterie externe pour faire office d’onduleur.

L’ensemble est vraiment de très bonne facture, l’assemblage même au niveau des ports ne souffre d’aucune approximation, pour le tarif, c’est incroyable. De même qu’en bon ingénieur/bidouilleur, je suis bluffé par l’imagination déployé pour la construction du tout. Rien à redire, la R&D a bien bossé sa copie.

La machine est livrée avec un Windows 10 activé en français, au démarrage tout se passe comme prévu. Voulant passer sous Linux les choses vont se compliquées pour moi. Par défaut le BIOS d’origine ne permet pas de booter sur une clé USB… Le fabriquant propose heureusement une mise à jour réglant le soucis. Passé cette opération, j’ai mon Ubuntu en dual boot tout est ok. Petits tests de charges (la ventilation se fait entendre) mais vu l’emplacement de la machine ca ne sera pas gênant pour moi. Retour a Windows, mise à jour de ce dernier et puis c’est la fin. Oui oui, on ne rêve pas.

La machine n’a plus émis de signal vidéo après cette mise à jour. Après une série d’aller retour avec le support, j’ai pris le temps de regarder plus en détails, tester un autre disque avec un autre OS, vérifier l’enregistrement de la machine sur le réseau mais rien à faire, pas de signal vidéo. Ca sera donc un retour à l’envoyeur et c’est là que je commence q1 regretter l’achat d’une chinoiserie. Frais d’envois et de douanes pour ma pomme, remboursement sous 30 jours après réception du colis, s’il arrive… Me voila déçu et vacciné pour la prochaine fois !

Mon build Deskmini a300

Mini boitier Ryzen

Configuration testée (1) : Ryzen 3 2200G, 8 Go DDR4, 256 SSD NVME
Configuration testée (2) : Ryzen 3 4300GE, 16 Go DDR4, 256 SSD SATA + 16 Go optane
Périphériques :  MD24 Pro, Clavier K63, Deathadder chroma
Durée d’utilisation :
Utilisation principale : web,  jeux

Pour :

  • Format
  • Silence
  • Evolutivité

Contre :

  • Wifi en option
  • Alimentation externe imposante
  • Ventirad intégré perfectible
  • Pas d’overclocking via le bios

Anecdote / pourquoi ce choix ?

J’ai un portable de fonction inapte au jeu et je sais bien que ma rechute gaming ne va pas durer éternellement. Je prévois déjà l’après tour de jeu avec un boitier un peu plus passe partout cas de changement de bureau vers quelque chose de plus petit. Hésitant en le DeskMini et un inWin Choppin, j’ai pris les 2 pour choisir a l’usage ce qui me conviendrait mieux. 

Mon avis

Un petit boitier hybride a mi chemin entre les mini-pc que l’on peut voir en asie, un peu plus gros qu’un nuc, un peu plus petit alimentation comprise que les plus petits boitiers ITX. Le montage est plaisant et se fait sans trop de difficultés avec le radiateur d’origine. Il faut penser a retirer la coupole du ventirad AMD pour cela rentre (attention, le rad du 3200 rentre, mais pas celui du 4300GE). Un noctua low-profile rentre lui sans soucis ni bidouille.

J’ai dans un 1er temps monté une config « a pas cher » pour tester avec un 2200G et 2 barrettes de récupération d’un portable en 2400Mhz. Je n’ai pas trouvé grand chose a redire. La configuration tourne comme une horloge, je n’ai pas trouvé le tout particulièrement bruyant, même en jeu. Sudden Strike 4 en 1080p se stabilise autour 25 fps selon la scène avec les réglages medium.  Niveau performance peut mieux faire, quoi que c’est ce qu’offre les MX150/230 d’entrée de gamme du caméléon sur des portables.  Ces dernières étant greffé sur la plupart des ultrabook capable d’un peu de jeu. Mais loin devant un IGP Intel. Une ram plus rapide pourrait sans doute améliorer les choses.

Lors de mon passage au 5600G sur ma configuration mon 4300GE s’est retrouvé dans ce boitier après une mise a jour vers un bios beta. Malgré que le GE soit annoncé a 35W de TDP contre 65W pour le 2200G, j’ai remarqué une chauffe bien plus importante. De fait, une ventilation beaucoup plus active. J’ai préféré prendre le rad AMD (bien plus imposant) à la place de celui fournis avec le boitier, sans vraiment voir de grosse différence. La ventilation est certes moins rapide mais le ventilateur étant plus gros il fait un poil plus de bruit. Finalement, le Noctua low-profile apporte plus de confort.

La performance pour du traitement de photo profite largement de la mise à jour. Sudden Strike 4 en 1080p tourne autour 29 fps selon la scène avec les réglages maximum. Mémoire vidéo a 2 Go oblige, Radeon Relive ne fonctionne pas. Dommage qu’il faille passer par un outil externe pour streamer quand c’est un bridage volontaire qui bloque l’outil maison dédié.

Niveau stockage, malgré que AMD ne gère pas le stockage Optane, ce disque me fait un bon support de swap/ramdisk pour de la base de données.

Deskminis, Minisforum (&co)

Avant mes aventures dont la plus récente du DeskMini, j’ai été utilisateur de Nuc Intel et autres Brix. N’ayant pas testé de configuration assembleur venue d’Asie ni pu franchir le pas des Magnus de chez Zotac mon expérience me portait jusque la dans la continuité de suivre Intel.

Le retour d’AMD dans la course a mis du temps a se propager dans ce segment. Avec la pénurie des micro-conducteurs, et les recyclages outranciers de CPU Intel, les offres AMD se sont multipliées et sont devenues bien plus crédibles. Je parlerai ici de Minisforum qui m’a l’air dans cette jungle, de proposer l’une des offres les plus abouties. Histoire de tromper un peu le consommateur, le service marketing a même repris l’appellation d’Acer pour une partie de sa gamme « DeskMini ». Cette reprise de nom n’est pas sans différence. Contrairement a Acer qui laisse la main pour choisir sa configuration, Minisforum intègre une flopée de ports supplémentaire et aussi du wifi…

Je ne vais pas m’amuser ici a faire le détails de la gamme, mais dans les grandes lignes :
– EliteMini X400/500
– Deskmini UMXXX

Le pendant coté Intel pour concurrence les NUCs n’est pas un reste :
– X35G
– H31G (qui lui sort du lot avec sa 1050 MXM intégrée mais associé une série de processeurs plus ancienne)

Pourtant, par rapport a une configuration que l’on monterait soit même dans un boitier Acer, les avantages sont relativement limités. Que ca soit en termes de prix avec une centaine d’euros de moins (et un choix de meilleurs composants pour le prix), évolutivité, refroidissement, garantie, l’intégré est derrière a chaque fois. Et dernier poste (et non des moindre), a APU ‘desktop’ égal, ces configurations proposent des performances graphiques plus limitées. La faute a 2 éléments, d’abord, la gestion du XMP pour la mémoire (pouvant induire une variation de 10 a 20% des performances) parfois mono-canal. Ensuite la prise en compte de la mémoire graphique qui se limite pour les intégrateurs a une méthode héritée des mobiles. Ces méthodes castrent les performances de la même puce d’au moins une vingtaine de % supplémentaires.

Des arguments non négligeables pour quelqu’un qui accepte une configuration un poil moins clé en main pour un usage comprenant plus de jeu.

En faisant fi de l’APU ‘desktop’ et son coté évolutif, il existe des alternatives basées sur un CPU mobil. Avec des performances qui seront forcément en deçà sans être ridicules toutefois. Chez minisforum a un tarif moins élevé mais toujours pas avantageux, mais pas que. La je pense par exemple aux solutions copycat Beelink SER3et TRIGKEY Speed ​​​​S3 qui se négocient encore moins cher. Autour d’une centaine d’euros encore, soit moins que la solution que l’on monterait soit-même. Sans être a la pointe, on se retrouve pour 400€ avec une configuration minuscule qui fait largement l’affaire.