Je consacre souvent une bonne page et des redites aux titres sur lesquels j’ai bien accroché. Par contre, je ne parle pas forcément des titres qui ont fait un flop avec moi. C’est ce que nous allons voir aujourd’hui.

En bon gamer influençable que je suis, j’ai suivi les recommandations des grandes chaines et des potes pour le meilleur, mais aussi pour le pire. J’ai un petit peu abordé la chose dans les billets précédents, mais il y a des titres qui n’ont pas su me garder ou pour lesquels je n’avais pas l’ouverture d’esprit pour ça à ce moment-là.  Il y a des titres pour lesquels je m’attendais à être déçu et ça n’a pas raté. Peut-être une question de timing et dans quelques années, j’y reviendrai comme j’ai pu faire pour les Trine en 2024 et 2025. Ou peut-être pas, car il y a des choses qui sont volontaires dans la direction de certains titres.

Soyons clairs, je vais toucher à des références absolues que tout le monde adore…

Les limites de ma zone.

On va commencer par deux évidences : Company of Heroes 3 et FrostPunk 2. Ils sont pleinement dans ma bulle d’intérêt. Pas grand-chose à redire en termes de gameplay, d’histoire ou de technique, mais la sauce n’a pas pris. Sortant de Ori, c’est un peu pareil pour Hollow Knight. Dans la lignée d’Ori 2, une série de galères et de manip à répéter sur un niveau aura eu de raison de ma motivation à continuer malgré le fait que ça soit très bon dans le genre.

Pour les deux premiers, je ne sais pas, j’ai essayé et n’ai pas envie de remettre le couvert pour le moment. Pour les deux suivants, je pense par contre que c’est ma tolérance et à l’échec qui me bloque ici. Je n’ai pas envie de passer plus de temps sur ce niveau (celui ou je suis coincé) et c’est ok comme ça. En plus que ça, c’est le fait que l’échec ici ne m’apprend rien. Dans le gameplay, pour ce jeu ou un autre. C’est juste que j’ai du mal à exécuter, comme attendu, une combinaison spécifique d’actions, que je ne réutiliserais sans doute pas ni ici ni ailleurs.

L’intellectuel et la technique ne font pas tout

Il y a des jeux ou c’est la répétition qui m’a achevé. L’excellent Death Stranding m’a lassé de faire du FedEx. Cette liberté totale avec un manque de rythme ne m’a laissé aussi sur ma faim sur Red Dead Redemption. Je n’avais pas aimé le 1er en même temps, pourquoi s’infliger de faire le 2. Le point commun de ce rejet, c’est que finalement l’aspect lent, répétitif, complètement assumé qui me déplait. Les deux sont contradictoires, Death Stranding m’impose de subir quelque chose, Red Dead lui me laisse libre… de ne rien faire.

Et puis il y a des choses comme Dying Light, Last of Us, Days Gone, Hunt Showdown, ou je savais que ce n’était pas pour moi. Mais j’ai voulu me faire une idée à force d’en consommer du contenu. J’ai quand même fait 60h sur Dying Light, pour quelqu’un qui n’a pas été embarqué… Toutefois, rien à faire, je ne suis toujours pas convaincu. C’est peut-être le signe d’une relation dysfonctionnelle. J’assume de m’être obstiné, par pression sociale, d’accompagné quelqu’un pour progresser dans la campagne. Le jeu a su m’accrocher mécaniquement sans jamais arriver à m’engager émotionnellement dans une histoire au demeurant plutôt bonne.

J’ai été lassé de Doom 2016, et encore plus vite d’Eternal. Dark Ages, lui, est différent, mais finalement mieux à regarder, qu’à jouer, passer un moment.

C’est ok de rejeter des chefs-d’œuvre

Enfin, il y a tout un mur de cover que je n’ai pas envie de toucher. En faisant ce billet, je me rends compte qu’il y a beaucoup de choses que je n’ai pas exploré. Je pense à des sagas comme les Borderlands, Bioshock, Metro, Stalker, Resident evil (je me suis arrêté à Code Veronica). Mais outre ceux-là, je ne pense pas m’aventurer sur les Witcher, Gods of War, Baldur’s Gate et autre Metal Gear. Pas plus que je ne chercherai à explorer les Ghost of, BlackMyth et autres Where Winds Meet.  Peut-être pour ça que je n’ai d’ailleurs pas commencé Hadès 2 ou Diablo IV. Je sais que ceux-là ne sont pas pour moi. Pas plus que je ne retoucherai de sitôt les Star Wars (quoi que le prochain sur les courses de pod pourrait me brancher), Call of Duty ou les spaces opera du genre Starfield ni même Clair Obscur.

Ce que je veux ou ne veux pas

Je m’attends à un rythme maîtrisé, une friction choisie plutôt que subie. Une progression lisible et une boucle de gameplay qui respecte mon temps mental. De ce point de vue, cela explicite mon refus de m’approcher Baldur’s Gate ou de Witcher. Je ne suis pas dans un caprice, je “ne rates pas des chefs-d’œuvre”, l’uniformité du discours mainstream est un mauvais guide pour des expériences profondément subjectives. Plus qu’être OK de ne pas aimer, c’est même nécessaire d’être critique plutôt que de rester enfermé dans la conformité culturelle.

Finalement, je n’ai rien contre la difficulté, voir le bout de GTFO en est un exemple. Le problème n’est pas seulement le discours mainstream, mais la culpabilité qu’il fabrique chez les joueurs qui sortent de la norme. Et j’ai l’impression que j’avais besoin d’exprimer à travers ce billet mon droit à faire le tri des titres. Refuser d’avoir à rattraper un retard sur une éventuelle liste de titres qu’il faut faire dans sa vie. Par exemple, c’est ok de découvrir l’univers Warhammer en 2026. Enfin, il y a des choses que j’aimerai (re)faire proprement comme Cyberpunk plus tard ou même reprendre dans l’ordre les Plague Tale.

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