Petit retour aux billets jeux vidéos, aujourd’hui, il est question de la franchise Sniper Elite.

La proposition

Depuis la fin des années 2000 et la sortie du 1er volet, la série est devenue la référence en matière de tactique/infiltration sur la Seconde Guerre mondiale à la 3ème personne. J’aurais également tendance à dire que c’est la série de jeux pour profiter de kill-cam plus spéctaculaires les unes que les autres. L’expérience de tirs est à des années lumières des Call Of et autres Battlefield.

D’ailleurs, contrairement à ces superproductions qui fixent les jalons technologiques, Rebellion joue une autre carte avec son moteur Asura. Autant pendant un moment, c’était acceptable, autant aujourd’hui la technologie maison commence à accuser le coup. Sniper Elite parvient néanmoins à proposer des environnements presques ouverts. Les cartes sont agréables à parcourir et la modélisation des détails convaincants. À force, on ne les regarde plus et on les désactive, mais la kill cam fait toujours son effet d’immersion. Certes, l’absence des dernières avancées technologiques comme le ray tracing (limité à l’ombre du joueur) ou le DLSS (scaling pire que Helldivers 2…) peut décevoir certains joueurs habitués au photoréalisme d’Unreal Engine 5.  On peut lui reprocher également quelques bugs sur la gestion de la caméra (quelle galère de grimper en intérieur sans avoir la vue bouchée).

Mon avis

Temps de jeu : + 120 heures sur la franchise

En contrepartie, l’optimisation est efficace. Cela permet au jeu de tourner sans difficulté sur des configurations modestes tout en restant visuellement attractif. N’importe quel quadcore Intel post Skylake ou Ryzen 3 est capable de briller ici. Le rendu est fluide et stable. Les textures sont propres même si limitées, les animations convaincantes et la physique (notamment sur les balles) reste l’une des plus abouties du genre. Le dernier volet (Resistance) comble une partie des faiblesses du moteur. Les ombres et les reflets progressent nettement par rapport au précédent. L’expérience de jeu reste plaisante, cohérente et immersive. Le compromis entre esthétique et performances est donc bien trouvé.

En terme de jeu

En matière de scénario, on peut mieux faire, si Resistance change le fusil d’épaule (il fallait que je la place sur ce billet) les précédents manquaient parfois d’originalité. Un américain prétentieux au milieu de Berlin en ruine, pour sauver le monde d’une arme chimique inconnue, c’est déjà vu… et manque de bol, Rebellion ne sert la même dans le dernier volet avec un personnage anglais dans la résistance. Heureusement, les cartes, même si très linéaires et ressemblantes d’un titre à l’autre, sont jolies. La plage, le château, l’abbaye, le village, bref… la campagne française Call Of &co nous l’avaient déjà montré. Les volets 3 et 4 même si un peu moins bien, proposent des terrains moins abordés (Afrique et Italie).

Je ne joue pas à ces titres pour le multijoueurs, mais je sais qu’il existe, la coop ne m’a pas convaincue. Le mode invasion (un inconnu rejoint le camp adversaire pour nous contre sniper) ne m’a pas convaincu non plus. La durée de vie des titres est assez inégale entre 7 et 20h si on veut faire tous les objectifs annexes, le fait d’améliorer son arme n’aide pas beaucoup le changement de personnage non plus. Je suis peut-être un habitué, en dehors de l’indicateur d’aide à la visée, je n’ai aucun soucis en difficulté maximale. Cela dit, ça ne change rien au fait que j’attends avec impatience chaque nouvel épisode depuis le 1er volet.

By tech

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