Une vie de tech'

Menu

Catégorie : Work and tools

J’ai monté mon serveur a la maison

J’y revenais dans un billet précédent sur une mini machine, j’ai décidé de fuir le cloud pour remettre mon serveur à la maison.

Petite intro, électricité et connectivité

Étant partisan de ma données chez moi et après des déboires avec une plateforme que je ne citerai qui a fermé (ou loin sans faut) sans fournir leurs données a ses clients. J’ai décidé d’héberger mon contenu à la maison. L’aventure n’a pas duré très longtemps, entre manque de temps, bonnes offres et succession de déménagements dans des lieux où l’espace était compté. Plus récemment, des galères de configurations et l’augmentation importante des tarifs m’ont fait revoir ma copie.

L’hébergement a la maison c’est presque la liberté retrouvée. Faire ce que l’on veut avec la machine sans devoir faire un ticket parce que l’instance est plantée quand on peut se lever et appuyer sur le bouton reboot.

Il pourrait y avoir la question de la coupure de courant/internet. Un onduleur fait l’affaire dans le 1er cas du moins de manière temporaire. Dans le second cas, sauf problème majeur, cela n’arrive pas. Néanmoins pour une application critique (visibilité/activité), il y a des choses a prévoir en complément.

S’agissant de la connexion, la plupart des opérateurs proposent soit par défaut soit par le biais d’une option gratuite l’obtention d’une ip fixe. Il y a des solutions de DynDNS par exemple qui sont facile a configurer si on ne peut pas avoir d’IP fixe (connexion 4/5G par exemple).

Et le matériel alors ?

J’aurais tendance a dire que c’est une question compliquée mais en fait pas tant que ça. A priori, cela dépend de ce que l’on souhaite héberger. Adepte des benchmark j’ai toujours un brin de déception sur les capacités des machines clouds. Du coup ma réponse est plus en mode, sauf usage spécifique, tout pourrait convenir. Le surdimensionnement est non-sens, que ca soit en prix ou consommation électrique.

Par ma part il y avait 6 critères :

  • Les applications utilisées
  • Potentiellement le trafic estimé, mais sur du web léger et des petits sites…
  • La consommation électrique
  • Le bruit
  • L’encombrement (ma machine est positionnée dans mon tableau électrique)
  • L’évolutivité (sait-on jamais si je veux recycler la machine ou si le trafic augmente)

La bonne nouvelle est que de manière générale pour du web une machine peu puissante suffi. Sans aller jusqu’à dire qu’un simple Raspberry  sert parfaitement un wordpress (quoi que ?). Une machine équivalente a un Core 2 Duo de 2008 fait le job. Ce qui ouvre la porte a tout un tas d’option recyclée dans la famille ou reconditionnée (si si c’est mieux pour la planète). La machine étant au salon, la consommation électrique et la gestion de la chauffe ont pris de l’importance. La machine est allumée non stop…

J’avais dans un 1er temps fait le choix d’une mini-machine d’une marque chinoise mais l’aventure a fait plouf, j’y revenais dans un autre billet. Pour ce qui nous concerne ici, j’avais jeté mon dévolu sur un Nucbox de GMK qui prend la place d’un pot de yaourt (2 avec son alim) avec une consommation de 3W en moyenne et 19 a pleine charge. Cela représente quelques centimes par mois. La machine est performante, plutôt silencieuse mais pas évolutive.

Dans un second temps, je me suis orientée vers une machine professionnelle les prodesk de HP. Il occupe la place d’un roman (pas de poche) et d’une souris (son alim type PC portable) c’est la limite en terme de volume pour moi. En terme de consommation, on oscille entre 17 et 37W c’est plus que la machine précédente mais cela reste acceptable. Bien moins cher qu’une location de VM à l’année.

Une fois l’OS installé, la suite, vous la connaissez, c’est exactement la même chose qu’un des premiers billet du blog. Et vous lisez cette page depuis mon salon au lieu de la lire depuis un datacenter…

Le remote c’est maintenant

Ca y est !

Le confinement a fait office de test, c’est maintenant officiel, je bascule en télétravail a temps plein.

J’attendais de déménager pour avoir une pièce séparée ainsi qu’une connexion plus adaptée pour (re) demander a passer en home-office.
Pendant les trois mois (à peu près) de confinement, j’ai donc travaillé chez moi. Alternant entre ma salle à manger sur une chaise de salle à manger et la seule chambre en utilisant le salon de jardin. Le tout avec une connexion oscillant entre 3 et 7 Mbps selon l’heure et le jour de la semaine. Si cela ne m’a pas empêcher de produire des choses durant cette période. Rien de tout ça n’est vraiment agréable pour travailler efficacement a long termes. J’avais mal au dos et aux fesses. J’étais distrait par les bruits autour (le rond point drift, les klaxons etc.). La connexion empêchait de communiquer en visio tout en faisant autre chose. Et bien sur impossible pour les autres membres du foyer d’utiliser internet pendant que je travaillais.

Le dé-confinement m’a permis de déménager, direction un appartement plus grand avec la fibre. Ayant déjà eu une expérience en télétravail. J’ai donc ressortis pour l’occasion, le bureau et la chaise rangé depuis des années. Je ne peux pas dire que c’est la chaise du siècle (1er prix Ikea). Il sera peut-être temps de chercher en magasin spécialisé quelque chose de plus ergonomique pour travailler au quotidien. Ayant une porte-fenêtre j’ai du me mettre face au mur avec la fenêtre dans le dos. Toutefois, je râle selon la saison et luminosité de l’effet miroir de l’écran du mac mais soit. Un petit papier peint forestier rend le mur moins lassant et permet d’absorber la lumière. Ambiance zen et dépaysante.

Il m’a longtemps été impossible de travailler sans un grand espace prévu a cet effet. Pour mon expérience précédente j’avais un bureau de 130 par 80. Le classique avec clavier ergonomique, moniteur 23″ etc. Mais depuis quelques années, habitués aux bons portables, je dois avouer ne plus ressentir ce besoin et je me contente d’un petit bureau de 80 par 45. Une souris reste quand même bien avantageuse pour certaines sélections/zoom, j’ai opté pour un modèle vertical de chez Anker. Confortable, moins douloureux, même suffisant pour jouer un peu le soir.

En pratique

Pour le travail, Slack est de rigueur. Ne serait-ce que pour dire quand on est la ou pas la sans pour autant faire office de pointeuse. Dans cette situation, on ne le répétera jamais assez, il faut communiquer régulièrement. Pas tant soit pour prouver qu’on travaille ou indiquer a chaque instant où on en est dans nos tâches.  Mais surtout pour éviter de rester coincé, coupé de l’équipe. C’est aussi utile pour s’assurer soi-même qu’on travaille bien sur le bon sujet et qu’il n’y a pas plus important a ce moment la. Après cela peut aussi devenir frustrant d’être la devant son tchat a attendre la bonne réponse de la bonne personne. Quand l’écrit ne suffit plus, on fait des points réguliers en conférences. On a testé un peu tous les grans outils du moment, zoom, slack, meet, appearin. Il arrive aussi que l’on prenne plusieurs minutes pour faire des demandes persos, du gossip et raconter quelques blagues pour les mangeurs de carambar. Bref, comme au bureau. On fait au mieux pour que tout le monde puisse avoir toutes les informations nécessaires donc il faut documenter et organiser/prioriser (vive Notion).

Bref, pour ma part, ça fonctionne assez bien. Je ne vais pas le nier, quand tout le monde joue le jeu, ce mode de fonctionnement me plaît.

Et le contact humain ?

Pour quelqu’un du sud, je ne suis pas forcément fan de faire la bise (1, 2 ou 3 selon la zone) ni de serrer des mains à un paquet de gens chaque jour ou même de côtoyer tout ce monde. Aussi sympa soient-ils, ça peut être éprouvant psychologiquement de rester une personne souriante et sympa en toutes circonstances.  Heureusement avec la crise sanitaire, le « bonjour de loin ! » va devenir de rigueur pour tout le monde. On pourrait reprocher ce monde de froideur.

Point important, c’est quand même mieux de pouvoir gérer soit même, la température ou l’ouverture de la fenêtre et s’éviter les portes qui claquent. Je ne vois pas trop quelles raisons pourraient me faire revenir dans un open-space. D’ailleurs, je vois la différence avec les collègues en présentiel, le bruit de fond derrière eux, les distractions des collègues sur place et lorsqu’on passe des journées ensemble (ça reste important pour la cohésion de partager autre chose que des moments de travail), je trouve ma productivité bien réduite.

J’ai toujours choisi un logement a proximité (moins de 30 mins à pied) des bureaux pour marcher un peu et éviter les bouchons. Cela dit m’épargner un temps de solitude « inutile » je ne dis pas non. La marche me manque bien sur un peu. Je peux manger chez moi ce que je veux sans avoir a me soucier la veille de l’achat/préparation du plat du lendemain.

Et si la suite c’était travailler moins ?

Alors que le gouvernement et les organisations patronales pensent qu’il faudrait travailler plus pour réduire l’impact de la crise COVID-19. Je souhaite délibérément travailler moins ou « mieux ». Ce n’est pas nouveau, depuis que je travaille à temps plein dans le privé (et la fin de mes études) ce qui fait une bonne paire d’années maintenant. Je ne demande qu’a retrouver des horaires « libres » et pouvoir organiser mon temps de travail. J’en suis profondément convaincu. Certaines expériences a l’étranger le montre, travailler cinq jours par semaine, c’est la norme mais ce n’est sans doute pas la solution qui convient, du moins pas a moi. En étant aux 39h, hors des villes, il est compliqué de sortir acheter quelques choses, impossible de prendre des rdv même par téléphone sans empiéter sur les heures de travail. Oui je suis sérieux je ne prends pas mon rdv de dentiste ou garagiste pendant que je bosse. Les deux jours par semaine pour s’occuper de sa vie personnelle sont insuffisants. Les magasins ou les colis c’est forcément le samedi car dimanche c’est fermé et la sortie dehors c’est dimanche quand tout le monde fait pareil, super… Au final le weekend ça passe très vite.

Quant aux cinq semaines de congés payés, c’est sur que c’est bien par rapport a d’autres pays. Cela reste clairement insuffisant quand on a pu gouté a plus dans d’autres expériences, et peut-être aussi que le système scolaire nous a mal habitué.

Comme beaucoup en début d’année, je me suis dit que c’était le moment et que j’allais refaire ma « demande ». J’ai évoqué avec mon employeur mon projet de temps partiel pour ne travailler plus que trois ou quatre jours par semaine avec des journées plus denses. Il n’était pas fermé à l’idée mais pas super emballé pour autant. La crise sanitaire est arrivée, puis le confinement, ce n’était effectivement plus trop le moment alors j’attends que ça revienne sur le tapis quitte a reprovoquer la chose. Je dois avouer que je n’ai pas du tout préparé mon « affaire » avec toutes les implications (salaire, congés, horaires, disponibilités si urgence etc.). Cela sera pour la prochaine fois.

Comment tourne le blog ?

Je ne pouvais pas éviter de faire un petit mot sur la partie technique qui se cache derrière cette suite de billets. Après moult péripéties techniques, et des coups de clé a molette en TGV ça tourne enfin.

Contrairement a la philosophie Docker et aux bonnes pratiques (mais aussi car ça coute et que c’est difficile à maintenir) j’ai opté pour un mix que je qualifierai de carrières de menhirs. Pourquoi cette métaphore ? Tout simplement car j’ai décidé de multiplier des petits monolithes dans une boite… (je considère l’hébergement précédent comme un mégalithe où tout était ensemble). J’aurais pu tout éclater mais j’ai préféré jouer la simplicité d’administration en m’arrêtant au milieu de l’éclatement.

  • Le contenu servi par WordPress (et bon sang moi qui n’aime pas WordPress, j’ai cherché des alternatives mais Hugo s’est montré récalcitrant comme alternative). Du coup, j’ai visé ici Susty de Jack Lenox. Pour rester dans dans l’esprit éco friendly par rapport a la pléthore de thèmes disponibles. Afin de servir des pages les plus légères possibles.
  • Ce beau petit monde est embarqué dans un container officiel WordPress Apache-PHP7. Une itération ultérieure verra Nginx remplacer ce bon vieil Apache qui prend trop de ressource pour ce qu’il produit vraiment.
  • Un autre container s’occupe de la base de données (image mariadb custom).
  • La partie gestion du réseau et du SSL est officiée par un autre container Traefik. C’est sans doute ce point qui complique la migration vers Nginx.
  • Pour la partie Analytics j’ai mis de coté Piwik/Matomo. Celui-ci devenait un poil lourd pour l’usage que je pouvais finalement en avoir. Le suivi « light » des visiteurs est géré par un container Fathom qui gère le minimum et propose une interface minimaliste mais suffisante.

Tout ce petit monde tient sur une petite instance dev chez Scaleway, question économie et mutualisation de la ressource. Il y a pas mal de copains container qui tournent aussi ici sur d’autres projets. Sans entrer dans les détails voici une vue de ce qui tourne actuellement.

Note : Par le passé, le contenu a été hébergé sur un serveur maison qui faisait NAS. Pas de soucis de consommation, mais plutôt de disponibilité dans une région soumise aux orages. Aller dans une vie passée, un blog avait des photos un peu lourdes pour les capacités de ma ligne ADSL de l’époque. Une bonne période, un NUC a remplacé le gros serveur, puis j’ai basculé en VPS chez OVH. Pour un aspect parano de la data j’aurai pu trouver une autre solution. Pour l’instant je pense être sur un bon compromis vu que de toute façon il n’y a rien de secret qui trainera sur le blog.

De manière anecdotique, je ferai sans doute un autre billet pour indiquer a quel point les performances varient du tout au tout d’un cloud a l’autre. Ca peut paraitre imperceptible pour un usage comme le mien (et ça l’est en vrai). Mais quand on charge un peu la machine (oui si vous êtes nombreux a lire). Les X % de plus sur un benchmark se retrouvent bien quelque part 🙂

Note 2 :

Le blog est de nouveau hébergé à la maison, c’est un retour aux sources !

Throtthling et undervolting

Attention : l’article est potentiellement périmé suite la découverte de la faille Plundervolt Intel. De nombreux fabricants ont publié des patchs pour empêcher l’exploitation de la faille mais bloquant les possibilités de manipuler la tension.

Booster les performances, l’autonomie, réduire le dégagement de chaleur et la consommation énergétique, rien que ça, grâce a un bidouillage. Ca se tente non ?
L’astuce réside dans la régulation de la tension du processeur. A la manière de l’Overclocking des années précédentes mais en sens inverse.

Cela fait un petit moment que je pratique la chose et je me suis dit que ça ne ferait pas de mal d’en parler un peu ici. J’ai commencé avec le XPS qui devenait vraiment bruyant et souffrant de la chaleur en été.

A qui cela s’adresse :

  • a la base uniquement sous Windows pour les processeurs Intel entre la 3eme et 9eme génération de Core*. Il existe 2 outils sous pour ca : Intel’s Extreme Tuning Utility (XTU) et ThrottleStop. Chacun ses avantages et inconvénients entre une interface plus ou moins évoluée, des facilités de démarrages et des options plus avancées.
  • sous Linux il faut regarder du coter de Intel Undervolt qui est un peu moins pratique que les 2 équivalents cités plus haut mais qui fait le job.
  • du coté macOS, il a existé Volta mais l’outil était limité aux générations Haswell et Broadwell (commercialisés entre début de 2013 et fin 2015). La seule équivalence est Turbo Boost Switcher qui permet de désactiver le Turbo Boost (mais pas d’undervolt).
  • pour les Ryzen de chez AMD il existe plusieurs solutions RyzenController, ZenStates sous Linux et Renoir Mobile Tuning chez Windows. N’ayant pas de portable Ryzen je ne suis pas en mesure d’en dire plus.

Commençons parler un peu de ThottleStop…

Son interface austère et datée peut faire craindre le pire. Il possède cependant, l’avantage d’être régulièrement mis à jour pour gérer les dernières puces du fabricant, c’est un bon point.

Il est possible de créer différent profils de pré-réglages adapté a l’usage performance, silence, performance++ etc.

Une des premières choses à faire est l’activation de « Speed Shift – EPP » et la désactivation de SpeedStep. En effet, depuis Skylake (Génération 6xxx) Intel a sorti une nouvelle technologie, plus efficace, de baisse en fréquence quand la puce est moins sollicitée. A l’usage je n’ai pas senti la différence. Notons aussi le petit accès pratique pour rapidement désactiver le TurboBoost.

Le menu qui nous intéresse le plus se cache derrière le bouton FIVR. Sous cet acronyme se trouve les réglages de voltage et de fréquence maximale par cœur. Libre a chacun de tester les valeurs qu’il souhaite sur la fréquence. Le tout étant de trouver le bon compromis de puissance optimale durable dans le temps.

Sur la question des voltages, il faut cocher « Unlock Adjustable Voltage« . Il faudra ré itérer l’opération avec « CPU Cache » et « iGPU« . Même si vous faites un peu d’overclocking en forçant les fréquences maxi sur un usage de tous les coeurs au delà des spécifications initiales. Je recommande de NE PAS augmenter le voltage. Le risque n’est que peu probable de faire griller son CPU mais il existe.

En pratique

Depuis la génération Haswell, les CPU acceptent un sous-voltage de -100mv parfois plus. Le même réglage est applicable également sur le cache. Il est possible de descendre plus bas. Toutefois, je recommande de tester ensuite en lançant un benchmark ou une charge de travail pour vérifier que le système n’est pas instable à fréquence maximum. Par exemples, les i7 Kaby-Lake R ne supportant que rarement plus de -90mv. Grosso-modo, il est possible d’aller jusqu’à -150mv sur certains modèles mais il ne faudra guère espérer aller plus loin. Sur le iGPU, la situation est un peu plus difficile. Certains utilisateurs rapportent avoir réussi à franchir les -80mv. Généralement, la machine plante autour des -50mv.

Si l’on ramène ces valeurs au voltage du CPU a 1,15V. La baisse de 100 à 150mv permet un dégagement de chaleur et une baisse de consommation de plus de 10%. Cce qui est loin d’être négligeable ramené à un gain de 7/8 degrés et parfois jusqu’à 45 mins d’autonomie en plus.

 

Turbo Boost Switcher est lui beaucoup plus simple

Et si on passait au GPU !

Pour les GPU nVidia la solution la plus simple sous Windows est AfterBurner de MSI. Je n’ai jamais testé avec des GPUs AMD mais cela doit être la même chose.

Sous Linux, il faut passer par les packages nvidia-smi et nvidia-xconfig. Il semblerait toutefois que les manipulations sous Linux soit moins intuitives que sous Windows.

Attention subtilité, nVidia ne permet pas de réduire les voltages. La pirouette consiste a choisir un des voltages de fonctionnement et augmenter la fréquence a ce voltage. Par exemple, fixer les 1800Mhz a 850Mv au lieu de rester par défaut a 1800 Mhz pour 1000mv.

Si l’on revient à Windows, faisons un petit tour de l’interface d’AfterBurner.

L’outil permet de jouer basiquement sur les fréquences du GPU et de sa mémoire.

Le menu option permet d’afficher en OSD dans un jeu ou appli 3D différence valeur, c’est utile pour savoir à quel moment on arrive à saturation du CPU/GPU.

Le menu le plus intéressant est l’éditeur de courbe qui se cache derrière les 3 petites barres à proximité du réglage de la fréquence du GPU (raccourcis clavier Ctrl+F).

Ici, on peut modifier le rapport entre la fréquence et le voltage. Petite note intéressante, la partie « plate » a droite de la courbe n’est pas utilisée. Le GPU s’arrête au 1er point de la zone plate. 2ème point important de noter, le réglage du Core Voltage du 1er écran s’applique à l’ensemble des points de la courbe. Attention donc, il y a de seuils à ne pas franchir. Si vous descendez trop bas ou monter trop haut. Le système ne pourra pas maintenir la forme de votre courbe et va la ré-initialiser à l’état d’origine.

Même si l’outil existe depuis longtemps, certains GPU ne sont pas totalement compatibles. L’objectif ne sera également pas tout à fait le même selon le type de machine. Clairement pour la majorité des utilisateurs l’idée derrière l’utilisation de cette outil est l’overclocking. Dans le but de gagner quelques images par secondes en plus. Selon les jeux c’est entre 5 et 15% d’images par secondes en plus. Cela représente parfois une quinzaine d’images en plus et sur certains titres passant le boost à 25%. L’architecture Pascal est plutôt sensible à la fréquence mémoire. De ce fait une augmentation de 250 Mhz peut apporter un bon boost. Il est rare de pouvoir en faire plus. Ici encore, je vous conseille de lancer un jeu après chaque modification pour vérifier la pérenité du réglage.

Pour une frange d’utilisateurs, il s’agit plutôt de trouver un rapport optimal entre performances et gestion de la chauffe et donc du silence. Les personnes ayant des ultrabooks de 13 et 14 pouces. Celles avec des GPU MX ou GTX maxQ seront alors intéressées de pouvoir jouer correctement sans avoir un radiateur entre les mains. Sur les machines entrées de gamme comme des Vivobook. Jouer sur le voltage permet de compenser les piètres qualités de systèmes de refroidissement sous-dimensionnés. Et ainsi de limiter la baisse de performance au fur à mesure de la durée de la session de jeu.

CloudReady, ChromeOS et Chromebook

Imaginons un monde où tout se passe dans une seule appli, celle que la plupart d’entre nous utilisons a 75% du temps voire plus : le navigateur. C’est la vision/solution proposée par ChromeOS.

Après avoir fais une brève incartade sur ChromeOS à la suite d’une panne du disque du XPS et du tests d’un Chromebook. L’expérience restait fun mais sans plus je n’étais pas le bon public. Jusqu’à ce que je tombe sur CloudReady de Neverware (depuis repris par Google tout ça tout ça). Moi qui était plutôt (et qui le suis toujours dans le fond) anti-chrome, eut égard de la politique de gestion de la vie privée du navigateur. Et étant d’autre part assez peu utilisateur des outils de Google (sauf pour le drive…) j’ai plutôt apprécié la praticité de l’objet pour faire du web. Je me suis dit que me devais de faire un petit billet ici à ce sujet.

Je mélangerai ici le triplet CloudReady (variante de Chromium par Neverware installable presque sur n’importe quel pc portable ou mini-pc). ChromeOS (le système en lui même) et Chromebook (les machines). je ne vois pas grand intérêt de faire 3 billets.

J’essayerai de tenir a jour l’article régulièrement.

Il y a d’abord les aspects positifs :

  • Le boot est rapide, la gestion de vieille aussi efficace que celle de macOS (sur le non pompage de la batterie)
  • Chaque réglage tombe sous la main dans « Chrome »
  • Les mises a jour et la gestion de la sécurité
  • L’accès aux apps Android depuis 2018
  • La possibilité d’installer un Linux en fond via Crouton
  • Depuis 2018 l’intégration de Crostini pour supporter les applis Linux
  • La qualité et performances des machines Chromebook (hors entrée de gamme)
  • La qualité/gestion du touchpad est du niveau des machines haut gamme Windows
  • Le support Shadow en 2018 et GeforceNow en 2020

Puis les aspects négatifs :

  • Les configurations entrées de gamme ternissent l’image du système, un Celeron et 2 Go de ram, bah 6 onglets plus tard la machine est paralysée
  • Je n’apprécie pas non la compatibilité restreinte avec le matériel (imprimantes/scanner) même si c’est moins vrai avec le temps,
  • L’impossibilité ou la galère de transférer des fichiers depuis un téléphone hors utilisation de Google Photos (avec iPhone et Windows Phone)
  • La durée de vie limitée des Chromebook façon smartphone (plus de mise a jour après 2 ou 3 ans…)
  • Je regrette que le CloudReady ne soit pas utilisable en dual-boot avec un Windows
  • L’impossibilité d’avoir des mises a jour en version live-usb
  • La politique de respect de la vie privée
  • L’impossibilité d’avoir accès aux applis Android sur la plupart des configurations avant fin 2018

Outre l’usage dépannage, je trouvais le principe de la configuration plutôt intéressant. Pour les situations où dupliquer rapidement des environnements peut faire gagner du temps. J’ai même lu à ce sujet quelques personnes qui parlaient de l’utilisation de Chromebook/ChromeOS pour des équipes de développeurs. J’avoue qu’à ce stade je suis encore sceptique. Si avec un poil de bidouille on arrive à installer un IDE (pourquoi se donner autant de mal alors qu’il y a plein d’IDE cloud), Git et tout ce qui s’en suis. On ne fera pas de dev en local faute d’avoir dans la majorité des cas une machine assez puissante. Ni même d’espace disque pour faire tourner les containers en fond.

Je n’ai rien vu non au sujet de la marche à suivre afin de pouvoir signer ses commits en local. Sous Windows c’est d’ailleurs plutôt galère de mémoire, même avec WSL. A pourtant peu de choses près, ça faciliterai vraiment la vie d’avoir un environnement réplicable aussi facilement.

Malgré tout ça, il n’en reste pas moins que c’est une option intéressante. Ne serait-ce que pour fournir un truc qui marche presque quoi qu’il arrive.

Note : pour remplacer mon usage sous Windows il me manque encore quelques petits trucs comme :

  • mon Lightroom local (je ne veux pas payer la version cloud…), en vrai je pourrai trouver une alternative cloud ou avoir Darktable via crouton…
  • un vrai éditeur de PDF, je n’aime pas la lourdeur d’Acrobat, mais utiliser 3 ou 4 outils différents pour le même usage est contre productif, la encore je pense que c’est une question de temps avant qu’une alternative arrive
  • un client ftp avec éditeur intégré (WinSCP est ma référence), je n’ai pas testé mais peut-être que curlftpfs via crouton pourrait régler mon soucis
  • un gestionnaire SSH (facon MobaXterm), je crois que Termius rend le service maintenant (depuis début 2019)
  • la gestion des supports externes chiffrés, sur ce point je crois que c’est un peu mort, mais la vie c’est cloud il parait et non pas les supports physique
  • avoir un setup qui transforme la gestion de la vie privée de chrome en firefox-like, oui bon je râle… une petite série d’extensions bien paramétrées fait le job  

J’aurais bien rajouté un point sur les clients mails car je n’aime pas MailSprint que tout le monde utilise. Mais c’est un peu abusé car Gmail se suffit à lui même pour un usage classique.

Pourquoi ce blog ?

Bienvenue sur le blog Une vie de tech’ ! Ici, on parlera de technologies en tout genre, de travail et recherche, de mes essais/ coups de cœur de jeux-vidéos (pourquoi pas plateau aussi). Mais aussi des mes retours sur mon matériel informatique et photo. Le tout saupoudrer d’une pointe de voyage et de pensée durable. 

Pourquoi faire un blog ?

  • Il fallait bien (re)commencer un jour ?
  • Le blog perso de photos pour la famille n’était pas le format pour la liberté d’expression ni le canal pour parler de Tech.
  • Parce que j’ai trop entendu, tu devrais écrire un livre ou faire un blog…
  • Il aurait pu se poser la question « et pourquoi pas un medium ? » mais en fait non, pourquoi ? Je ne sais pas, mais j’y reviendrai sans doute dans un autre billet.

A la suite d’une aventure professionnelle a la fin quelque peu abrupte (boite qui coule ça arrive) je me suis dit qu’il était peut-être temps de raconter des choses. J’ai longtemps écris ces choses pour moi. Certaines pouvaient être racontées en public d’autres non. Heureusement, il y a maintenant prescription sur la plupart des sujets.

Histoire d’être objectif sur mes choix de matériel, j’ai toujours consigné par écrit mes pros/cons. J’ai donc commencé sous forme de fichiers textes rangés par date. Mais pourquoi ne pas avoir faire direct une DB, bonne question. Un jour sur fond de pensées de changer de poste a nouveau je me suis dit qu’il était temps de mettre tout ça au format et de basculer en ligne. Sait-on jamais mes mésaventures pourraient en inspirer d’autres ou juste permettre à certains de s’évader et je n’en demande pas plus.

Je parlerai donc de choses qui me plaisent (ou pas), que ça soit des jeux, du matériel, des technologies, des expériences diverses. Ce n’est pas précisé mais je suis plutôt friand de jeux de stratégie temps réel. Je me considère novice en photographie même si je peaufine mon usage de l’obturateur au fil des années. Plutôt éco-friendly. Si si, même si je suis un mec de la tech, je suis sceptique sur l’aspect écolo de BERT et GPT…). Je ne suis pas forcément riche ou du moins la technologie n’est pas le secteur dans lequel je vais dilapider ma modeste fortune. Ni même d’être un early-adopter, ne comptez pas sur moi pour faire la queue devant un Apple Store. Je préfère avoir du matériel d’occasion ou reconditionné.

Sauf panne, je le revend au moment de m’en séparer pour en faire profiter quelqu’un d’autre. Surtout, cela  me permet de payer partiellement le remplaçant. En dehors du matériel que j’utilise encore. Je ne fais mes articles qu’après avoir largement utilisé le matériel et l’avoir céder (ou détruit ça peut arriver). Peut-être que je tiendrai a jour un billet sur « ma config ».