Jouer sur un Mac ? Quelle drôle d’idée… Avant les Puce Mx jouer sur les portables Apple c’était se contenter des titres que l’iGPU Intel pouvait faire tourner. Je fais l’impasse sur les iMac avec GPU car je n’en ai pas. Cependant, à cette époque, sans avoir besoin de version Apple, via Parallels, on pouvait installer Windows et avoir une bonne liste de titres dispo. On pourrait penser l’introduction des puces Apple a enfin permis d’avoir une bonne évolution (vu le boost en performances) mais malgré les performances impressionnantes, on reste loin du compte.

Les avancées matérielles, logiciels et outils de compatibilité

Depuis l’introduction des puces maison M1 en 2020, Apple n’a cessé d’améliorer ses processeurs. En 2025, les modèles phares sont équipés des M4 Max ou M3 Ultra. Le M4 Max dispose d’un CPU à 14 cœurs, d’un GPU à 32 cœurs et de 36 Go de mémoire unifiée. À titre de comparaison, le M3 Ultra offre lui un 28 cœurs de CPU, 60 sur GPU accompagné de 96 Go de mémoire… Ces configurations permettent des performances exceptionnelles, pensées pour les applications gourmandes en ressources, Apple pensait plutôt ici aux LLMs qu’aux jeux.

En outre, les deux dernières versions de macOS, ont introduit des nouveautés en sens. Sonoma, apporte, en 2023, le « Game Mode » (à la Microsoft), qui optimise le système et offre de meilleures performances en plein écran pour les jeux. Apple promet également latence réduite pour les périphériques Bluetooth. En 2024, mais c’est surtout Game Porting Toolkit v2 arrivée avec Sequoia qui change la donne. Il est censé faciliter encore plus la portabilité des jeux Windows vers macOS. Cette initiative promettait une augmentation du catalogue de jeux disponibles pour les utilisateurs de macOS, pour l’instant les effets se font attendre.

Le natif, c’est bien beau, mais finalement on n’en voit pas la couleur. Heureusement pour les réfractaires à Microsoft, CrossOver (Wine), offre une interface pour installer et exécuter des applications Windows sans nécessiter d’installer et gérer son Windows. J’exclurai Parallels, si la solution était viable par le passé, ce n’est plus cas. Sauf erreur de ma part, il est impératif d’utiliser Windows ARM qui n’est pas ce qui se fait de mieux pour exécuter du x64 et x86. Je ferai également l’impasse sur BlueStacks Air, les puces sont largement capables d’émuler de l’android pour que cela soit vraiment un sujet.

L’autre réalité, c’est que bibliothèque Steam n’offre que quelques titres installables et démarrables sur le Mac. Company of Heroes 2 (mais pas le 3 ?) Sudden Strike, FrostPunk. Pour le reste, c’est… non.

Bilan

Alors oui, il y a du mieux, que ça soit logiciel et matériel, mais on est toujours loin du compte. Le Mac n’est pas encore une machine de jeu. Certains triple A sont dispo, de nombreux autres vont arriver. Il est question de path tracing, frame generation donc la base technique est là. Maintenant les multiples couches de traduction d’environnements laisses des traces.

A titre de comparaison, le M3 Pro que j’ai à disposition se trouve au niveau d’une 3050Ti Mobile selon les benchmarks. En pratique, avec tout laissé par défaut, j’ai l’équivalent en performances de la 680M. Sur Frostpunk et Sudden Strike 4, c’est du 1080p « high » 30fps. Pour jouer en résolution native du mac ou en 4k c’est largement insuffisant. On est loin de la comparaison du M1 Max = RTX3080 Mobile… Apple est fort en marketing. Sur le papier, les puces proposent une capacité de calculs équivalente à une RX6700 mais ce n’est pas ce que l’on retrouve en jeu. Cela dit, ramené à la consommation de la puce, c’est une sacrée prouesse

By tech

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